L'Afrique
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Il faut la liberté économique et un changement de culture pour sauver l'Afrique

L'Afrique
1 juillet 2006
Kaolack, Sénégal

Lorna Nicole Kayitesi, Rédactrice de L'Afrique

L'Afrique doit se sauver du désastre économique qui ne cesse d'empirer depuis l'indépendance; donc, il faut absolument qu'elle saisisse la liberté économique avec les deux mains. Pour démontrer la vérité de ceci, il suffit de regarder le monde d'aujourd'hui, et de se permettre d'abandonner une théorie européenne chouchoutée.

Est-ce qu'il y a toujours quelqu'un qui prétend ne pas comprendre la réussite de la Chine, ou bien celle des Émirats arabes unis?

Ces pays ne s'envolent pas grâce à l'état-providence. Ce ne sont pas des fonctionnaires sourcilleux ni des impôts qui leur ont valu la prospérité. La peur de la concurrence et la dépendance sur les subventions étatiques n'ont pas joué un rôle dans ces cas-là.

En effet, ce n'est en aucune manière l'intervention gouvernementale qui a permis de doper les taux de croissance de certains pays asiatiques. Au contraire, c'est le pouvoir de l'individu, des entreprises privées, et la chasse débridée aux bénéfices – voilà ce qui enrichit ceux qui étaient naguère aussi pauvre que nous, les africains – une réalité qui embarrasse les prêtres, les universitaires rêveurs, et les politiciens à l'ombre de l'économie réelle.

Certaines personnalités se proclamant défenseurs de l'Afrique réclament une augmentation de l'aide des pays européens, alors que ces derniers sont eux-mêmes en train de faire place à l'Asie à cause de leur socialisme. Méfiez-vous de ces prétendants, parce qu'ils n'estiment pas l'Afrique être capable de se dresser elle-même. Dans leur but de se présenter comme étant des sauveurs, ils se révèlent condescendants envers ce continent de richesses naturelles et humaines. Qu'ils investissent leur argent ici ou se taisent! Si les gouvernements africains ne leur offrent pas d'occasions intéressants, à cause de leur ignorance du pouvoir de la liberté économique, qu'on soutient au moins les libéraux africains réclamant celle-ci!

Étant donné la corruption inhérente du socialisme à l'européenne, il n'est guère nécessaire de s'étonner devant l'autre obstacle à la prospérité en Afrique, c'est-à-dire l'auto-pillage d'état. En effet, sans comprendre la liberté, qui fixe les fonctions de gouvernement responsable de façon permanente, l'état reste à la dérive, et la taille immense du gouvernement empêche tout contrôle raisonnable. Se multiplient alors les opportunités pour la cupidité, la corruption, et les jeux de pouvoir.

Mais quoi faire avec des occasions économiques si on ne mène pas une vie intellectuelle et qu'on n'aspire pas à faire des progrès de manière compétitive? On doit étudier l'histoire du miracle japonais du dix-neuvième siècle, où des leaders autoproclamés de la société ont fortement encouragé un changement de culture parmi les paysans.

Bien entendu, toute réforme structurelle visant à délivrer l'Afrique-otage implique obligatoirement la protection de la nature, de l'enfant, et de la santé des travailleurs.  Les politiciens pourront alors se consacrer aux efforts visant à empêcher la violence et la fraude, ce qui est déjà assez difficile.

Africa of socialism, Africa of misery

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L'Afrique
1 July 2006
Kaolack, Sénégal

Africa must save itself from the economic disaster that has only got worse since independence; thus, the continent needs to seize economic liberty with both hands. To demonstrate the truth of this, it is only necessary to observe the world in its current state, and to reserve ourselves the right to abandon a pampered European political theory.

Can someone still be found who pretends not to understand the dramatic economic success of China, or of the United Arab Emirates?

These countries are not taking off thanks to the welfare state. This is not an affair of haughty bureaucrats, nor of taxation, that brought prosperity there. Fear of competition and dependence on state subsidies have not played any role in these modern success stories.

Indeed, this is no form of government intervention which has pumped up the growth rates of the Asian tigers. On the contrary, it is the power of the individual and of private enterprise, and an unbridled race for profits – voilà what enriches those who were recently as poor as us – a reality that embarrasses priests, dreamy-eyed university professors, and politicians in the shadow of the real economy.

Certain personalities presenting themselves as saviors of Africa call for an increase in aid from European and American countries, which are themselves, meanwhile, busy stepping aside for Asia because of their socialism. Do not trust these impostors, for they do not judge Africa to be capable of lifting itself up. In their aim of presenting themselves as saviors, they reveal themselves as condescending toward this continent of human and natural riches. Let them invest their money here or shut up! If African governments, in their ignorance of the power of economic liberty, do not enable them to compete, let them at least support those African liberals boldly calling for liberty!

Given the inherent corruption of socialism à l'européenne, it is hardly shocking to note the other major obstacle to prosperity in Africa, the self-pillaging of state. Indeed, without understanding liberty, which permanently fixes the functions of responsible government, the state merely drifts along, and the immense size of government prevents all reasonable control. One sees a multiplication of opportunities for cupidity, corruption, and power games.

But what can be done with economic opportunities if one does not lead an intellectual life, and if one does not aspire to make progress in a competitive context? We must study the history of the Japanese miracle of the nineteenth century, when self-proclaimed leaders of society strongly encouraged cultural changes among the peasants.

Of course, any structural reform aiming to deliver a hostage Africa necessarily implicates the protection of nature, of the child, and of the health of workers. Politicians will then be able to concentrate on efforts aiming to prevent violence and fraud, which is already hard enough.






 

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